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Test – Donkey Kong Bananza : Une épopée sous la terre

Après plus de 11 ans sans nouveau jeu à son effigie (et même 26 ans si on cherche la dernière aventure en 3D de notre Kong préféré), Donkey Kong (DK) revient avec Donkey Kong Bananza qui a l’ambition de faire définitivement passer la Nintendo Switch 2 dans une nouvelle strate. Mais cette première grosse exclusivité solo de Nintendo développée par l’équipe à l’origine de l’excellent Super Mario Odyssey parvient-elle à remporter son pari ?

Donkey Kong Bananza, une odysée en bonne compagnie

Dans Donkey Kong Bananza, on incarne (logiquement) Donkey Kong qui est devenu mineur après avoir entendu des rumeurs sur des bananes dorées particulièrement alléchantes. Mais alors qu’il travaillait dans sa mine comme à son habitude en cassant tout avec ses poings, une météorite s’est écrasée sur sa mine et a fait tomber tout le monde sous la surface de la planète.

Accompagnée de la petite Pauline alors âgée de 13 ans, il entend alors parler du centre de la planète qui aurait le pouvoir d’accomplir tous les vœux (un peu à la manière de 7 boules de Cristal et du dragon Shenron dans Dragon Ball). Nos 2 héros s’associent donc pour atteindre le centre de la planète avec comme objectif pour Donkey Kong de pouvoir déguster une infinité de bananes et pour Pauline de pouvoir rentrer chez elle à la surface.

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Si je vous parle d’emblée du scénario du jeu, c’est parce qu’il est particulièrement bluffant pour un jeu de plateformes très grand public (ne vous attendez pas non plus à quelque chose qui va vous retourner le cerveau). Là où d’ordinaire, que ce soit chez Nintendo comme ailleurs, nous n’avons qu’un simple prétexte à l’aventure, nous avons ici une véritable quête qui ne fait que s’étoffer au fil du jeu. Les retournements de situations et autres révélations s’enchaînent du début à la fin.

De même, chaque personnage un tantinet important, de Pauline en passant par notre petite troupe de méchants, est bien plus développé et intéressant que dans un Super Mario Odyssey ou un Astro Bot pour ne citer que les deux plus grands représentants du genre de la dernière décennie. Chaque personnage a sa situation de départ, sa situation finale, et un enchaînement de péripétie de remises en question entre les deux. Pauline en est la représentante parfaite et on pourrait même dire sans trop exagérer qu’elle est la véritable star du jeu et que Donkey Kong ne fait que l’accompagner dans son cheminement personnel.

Encore une fois, l’histoire du jeu n’est pas particulièrement extraordinaire comparé à des mastodontes qui misent en grande partie sur ça comme Yakuza 0 par exemple. Néanmoins, nous nous devons de récompenser un jeu qui transcende les standards de son genre en nous offrant une épopée mémorable et pas une simple aventure au motif oubliable.

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Gameplay et Game Design : Un mélange entre Super Mario Odyssey et The Legend of Zelda: Breath of the Wild avec une bonne surcouche Donkey Kong

A la manière de leur précédent jeu, l’équipe de Super Mario Odyssey a principalement mis l’accent sur la mobilité de DK. Et ici, les possibilités de mouvement de notre singe sont infinies. Casser l’environnement devient naturel et jouissif au possible, les sauts et autres grimpettes se font avec une facilité déconcertante et il en devient ainsi un plaisir incommensurable de contrôler DK.

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Chaque coup dans la roche est un plaisir à asséner, nous faisant ressentir la toute-puissance de notre singe

Les différentes « Bananza », qui sont les différentes transformations que DK obtient au fil du jeu et dont nous ne vous indiquerons pas le nombre par soucis de spoiler, viennent redynamiser des mécaniques déjà très bonnes (et à un rythme parfaitement acceptable pour nous permettre de tout bien incorporer). Avec elles, les possibilités deviennent infinies et chaque strate est exploitable d’une nouvelle manière jusqu’à arriver au postgame où les possibilités deviennent infinies à la manière des deux précédents jeux Zelda 3D.

Puisque oui comme ces derniers, DK Bananza réussi l’exploit de rendre possible plusieurs solutions à chaque problème rencontré en dehors d’exceptions particulières. Votre seule limite est donc votre imagination et votre capacité à exploiter le terrain avec vos nombreuses possibilités acquises au fil du jeu, ce qui donne une profondeur de jeu quasiment infinie à ce Donkey Kong Bananza.

Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à regarder les premiers speedruns déjà faits par la communauté. Des segments entiers sont passées et cela n’est dû qu’à une chose : la permissivité du gameplay et l’excellence dans le game et le level desgin du titre.

À noter qu’il y a aussi une mécanique de points de compétences qui s’obtiennent au fil des bananes ingurgitées par DK (qui remplacent donc les lunes de Mario Odyssey) qui viennent lui donner de nouvelles possibilités pour exploiter son environnement et en faire un véritable bac à sable à la manière des deux précédents chefs d’œuvres de Nintendo.

Les seuls défauts notables sont la caméra qui est parfois loin d’être coopératif dans les endroits exigus et en particulier lors de nos sessions d’escalade, une difficulté des boss mal gérée par moment et un rythme qui peine à démarrer.

Il faut aussi souligner la présence d’un mode baptisé “DK Artist” qui vous permettra de sculpter et de peindre de la pierre avec une liberté totale (qui est évidemment d’ores et déjà exploité sur les réseaux sociaux) grâce au mode souris des Joy-Cons de la Nintendo Switch 2. C’est assez gadget mais ça a le mérite de bien fonctionner.

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Si vous vous sentez d’humeur créative, le mode DK Artist est là pour vous

Son : Nintendo dans ses œuvres

Aussi bien dans le sound design que dans les 110 musiques présentes dans le jeu, Nintendo reste dans ses œuvres et nous fournit quelque chose d’extrêmement qualitatif. Chaque strate (en dehors de celles servant de transition) possède des thèmes mémorables, et ceux des Bananza sont dans la même lignée en étant toutes aussi mémorable qu’entraînante. Les moments importants du scénario sont eux aussi magnifiés par le travail de Naoto Kubo, le directeur du son du titre.

A noter aussi, et c’est un point très important tant c’est inhabituel chez Nintendo, la présence de doublage pour l’intégralité des personnages du jeu. Et même si Pauline est la seule à avoir un doublage dans notre langue (les autres personnages ayant un langage qui leur est propre), le choix de la comédienne de doublage est particulièrement réussi avec Charlotte Hervieux pour la langue de Molière. Pauline n’en devient que plus attachante aussi bien par ses différentes prises de paroles que par ses anecdotes et autres demandes à Donkey Kong.

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En bref, c’est du tout bon et le soin apporté au doublage vient ajouter une surcouche de qualité non-négligeable à un genre qui en est souvent dépourvu.

Graphisme : Nintendo (encore) dans ses œuvres

Nintendo nous avait prévenu que le jeu souffrirait de saccades et de ralentissements, mais on ne s’attendait certainement pas à ce qu’ils soient aussi importants. Le jeu affiche en principe un 60 fps constant. Cependant, ce 60 fps devient vite de l’histoire ancienne au moment de détruire tout ce qui se trouve sous votre nez. Le framerate du jeu tombe en effet très souvent sous les 40 voire 30 fps par moment. Et cela est encore plus le cas lors de certains combats de boss importants comme le boss de fin entre autres qui est régulièrement sous la barre des 30 fps, chose très difficilement acceptable pour une exclusivité du début de vie d’une console.

Et cela d’autant plus que DK Bananza n’est pas particulièrement beau non plus ! Il est certes très agréable à l’œil avec sa direction artistique très colorée et magnifiée par les animations aussi bien faciales que de mouvements de DK, mais on ne peut pas dire que le gap générationnel se sente d’un point de vue purement graphique. Comme Mario Kart World, il a été originellement développé pour la première Nintendo Switch, mais contrairement à lui cela se voit bien plus (bien que des compromis titanesques en matière de destruction et de level design auraient sûrement été à faire).

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Pour achever le tout sur la non utilisation des capacités de la Nintendo Switch 2, il s’avère qu’encore une fois comme Mario Kart World ainsi que les deux remasters des Zelda 3d de la Switch 1 que sont Breath Of the Wild et Tears of the Kingdom, DK Bananza n’utilise pas le DLSS de Nvidia qui aurait permis au jeu d’être sans doute bien plus fin qu’il ne l’est aujourd’hui.

De plus, le mode photo présent dans DK Bananza est, encore une fois comme à l’habitude de Nintendo, assez sommaire. Les options sont limitées et vous tournerez vite en rond au moment de vouloir immortaliser certains moments de votre épopée à travers la terre, en témoigne cette photo prise par mes soins qui va au bout de l’outil proposé.

En un mot, dommage.

Conclusion

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A la manière de Super Mario Odyssey en son temps et malgré certaines petites faiblesses, Donkey Kong Bananza réussi son pari et est incontestablement un des jeux phare du début de la nouvelle génération de Nintendo.

Entre son scénario parfois touchant, son gameplay se réinventant sans cesse et sa créativité à toute épreuve, Donkey Kong Bananza remet Nintendo sur son trône de roi des jeux de plateformes après un Astro Bot qui le lui a emprunté l’an dernier. Toutes les générations de joueurs pourront profiter de cette épopée. Les plus anciens pourront redécouvrir un héros de leur enfance dans une aventure qui transpire la nostalgie et la créativité, tandis que les plus jeunes seront sans aucun doute marqués par cette aventure Made in Nintendo.

Une génération entière de joueurs va grandir avec ce jeu, et ça a de quoi rendre jaloux.

Les +

  • Un amusement instantané
  • Une finition excepetionnelle
  • Une aventure mémorable

Les –

  • Une caméra et un framerate parfois capricieux
  • Un rythme qui peine à démarrer

Incontournable

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Fondateur de ce joli bébé et tombé amoureux du jeu vidéo enfant un peu à la manière d'Obélix, mon objectif avec ce média est d'approfondir ma passion du médium !

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