1666 Amsterdam

Focus sur 1666: Amsterdam

Si vous suivez nos aventures, vous aurez rapidement compris notre engagement politique ainsi que notre attachement aux luttes intersectionnelles : racisme, homophobie, misogynie (liste non exhaustive comme vous vous en doutez). C’est ce dernier thème qui va nous intéresser aujourd’hui grâce au jeu 1666: Amsterdam.

Vous me demanderez quel est le rapport ? Entre le XVᵉ et le XVIIIᵉ siècles, beaucoup de femmes ont été accusées de sorcellerie, chassées puis mises à mort pour des raisons toutes plus obscures les unes que les autres. Dans les années 70, le mouvement féministe s’est réapproprié cette vision de la sorcière, opposé à une société patriarcale, de la persécution à une certaine forme de révolution.

Reste à savoir si les développeurs de 1666: Amsterdam souhaitent aborder le sujet sous cet angle.


Quand 1666: Amsterdam a été annoncé au dernier Summer Game Fest, il nous a été difficile de ne pas faire ce parallèle. Mais revenons quelques années en arrière pour comprendre le début du projet.

Des années de sorcellerie

1666 Amsterdam n’est pas un jeu sorti tout droit du chapeau d’un magicien, il faudra remonter jusqu’en 2011 pour retrouver la trace du jeu. À l’époque, Patrice Desilets (le créateur derrière le premier Assassin’s Creed), employé chez THQ Montreal, voit le studio racheté par Ubisoft en 2013, ce dernier est licencié quelques temps plus tard. S’ensuit donc une bataille judiciaire entre le développeur et son ex-employeur, pour savoir qui aura la possibilité de travailler sur la licence.

2016 suit son cours et Patrice Desilets récupère les droits et peut enfin se concentrer sur le développement du jeu. 10 ans plus tard, la magie opère et 1666 Amsterdam est présenté lors de la conférence mentionnée plus haut. À la suite de la présentation, le studio Panache Digital Games (à qui nous devons Ancestors: The Humankind Odyssey) nous invite à essayer le prologue du jeu via Steam ou Epic Games, alors sortez vos plus beaux costumes, votre chat noir et plongez avec nous dans le vieux Amsterdam de 1666.

Au cœur des ténèbres

Manette en main, la direction artistique proposée par 1666 Amsterdam nous promet une aventure sombre. Vous incarnez Noa Brooklyn, une Perceptrice venue de la tribu des Zaindaris. Ces derniers se sont vu confier des pouvoirs, mais comme souvent avec l’humanité, ils en ont abusé. Votre tâche sera de combattre et de récupérer cette magie.

Dans votre périple, un chat noir vous accompagnera et vous formerez ainsi l’union. Il faut savoir que le jeu 1666 Amsterdam est découpé en trois époques bien distinctes, 1666, 1999 et maintenant. D’un côté Noa la perceptrice, ensuite Aaron le père de la protagoniste de l’époque actuelle et Noa qui se révélera malgré elle une descendante des Zeindaris.

Le prologue semble à première vue comme un walking simulator basique, cependant l’atmosphère qui s’en dégage laisse de côté nos premières craintes. N’oubliez pas que 1666: Amsterdam est un jeu d’action-aventure à la 3ème personne. Ici nul combat ne vous attend, disons plutôt une mise en bouche de ce qui arrivera pour la suite.

1666 amsterdam 2
Big Brother Cat is watching you !

Le gameplay n’est pour l’heure pas sa première qualité, vous marcherez, résoudrez des énigmes pour le moins basiques, cependant l’histoire à peine effleurée nous donne clairement envie d’en savoir plus. Tant de questions se posent, d’où viennent les Zeindaris, quels seront les pouvoirs que nous pourrons utiliser, en quoi le choix du chat lors de la cérémonie occulte sera si important ?

Pour terminer le prologue, vous aurez besoin de 30 minutes. Malheureusement, au vu de la durée de la démo, vous comprendrez qu’il est difficile pour nous d’avoir plus d’informations à vous communiquer. Cependant, sachez que 1666 Amsterdam sera disponible en early access d’ici la fin 2026 uniquement sur PC. Il semblerait que les autres constructeurs rentrent dans le rituel, mais pour l’heure aucune date annoncée !

Passionnée depuis petite par le JV, si je ne suis pas en train d'écrire ici je suis probablement perdue en Bordeciel ou avec mes Chooms à Night City !

Un retour sur ce que vous venez de lire ? Faites vous plaisir !