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Test – Dragon Quest VII Reimagined, l’accessibilité d’une grande œuvre.

Dragon Quest VII Reimagined est sorti le 5 février 2026. Si vous ne connaissez pas l’excellente série des Dragon Quest, sachez qu’il s’agit de l’une des saga de jeux les plus anciennes, au même titre que Final Fantasy ou Zelda. Cependant il est vrai qu’en Europe le jeu suscite moins d’engouement que les autres séries citées. Et pourtant, fort de onze jeux principaux et divers titres annexes, Dragon Quest reste une série très solide qui a su se faire une place de choix dans le cœur des fans.

Dragon Quest VII Reimagined, la réinterprétation d’un chef-d’œuvre

Si la série des Dragon Quest vous est inconnue comme nous vous le disions, sachez qu’il s’agit de l’une des plus grandes séries de J-RPG qui existe comme pokémon pour ne citer qu’elle. Cette saga bénéficie d’une énorme aura au Japon et commence à bien s’ancrer en France. La série aura même eu droit à sa petite légende urbaine.

En effet, une vieille histoire raconte que suite à la popularité de la série, de nombreux étudiants séchaient les cours pour attendre la sortie de Dragon Quest III. La légende raconte ainsi qu’une loi aurait été votée interdisant la sortie de titres de la série en période scolaire. D’autres parlent de sortie en semaine. Une belle rumeur, malheureusement fausse. Cependant il est vrai qu’à la période de sortie de Dragon Quest III un fort taux d’absentéisme a été détecté. Ce qui a motivé la sortie de la série le weekend. On est loin de l’histoire de la loi, mais ça reste un bon indicateur de la folie que peut provoquer Dragon Quest au pays du soleil levant.

Dragon Quest VII est l’un des épisodes connu pour avoir à l’origine la durée de vie la plus longue de toute la série. Le titre proposait à l’origine une aventure de près de 150 heures dans sa version PlayStation 1 et d’environ 80 heures sur Nintendo DS. Autant dire que le jeu était énorme. Pourtant le titre possédait à l’époque de sévères lacunes. Qu’on se le dise, les premières versions du titre étaient brouillonnes, avec beaucoup trop d’éléments inutiles.

Et c’est là qu’intervient Dragon Quest VII Reimagined. Cette version condensée du titre divise le temps de jeu de la version originale par deux, voire même par trois pour la version PlayStation 1. L’objectif est clair dès le départ. On taille dans le gras, on retire le superflu et on rend un titre parfois pénible dans sa version originale nettement plus accessible et compréhensible. Qu’on se le dise, Dragon Quest VII Reimagined est la version ultime du jeu.

Un monde morcelé, tel un puzzle à reconstituer

Dragon Quest VII Reimagined nous met aux commandes du fils d’un pêcheur sur l’île isolée de Melyor et de son groupe d’amis. C’est donc avec l’aide de Killyan, le prince de Melyor et Maribel, fille du maire de notre petit village, la Baie d’Alevin que notre histoire commence.

Notre jeune héros et Killyan ne rêvent que d’aventures. En effet, leur petite île isolée semble être la seule existante dans le monde. Pour autant, nos héros ne sont pas convaincus et croient dur comme fer que d’autres continents existent. Et, spoiler alert, ils ont bien évidemment raison. C’est grâce à la découverte d’un morceau de tablette et à un temple mystérieux que notre aventure démarre.

Nos héros voyageront donc avec l’aide de tablettes qu’il faudra reconstituer. Une fois les morceaux de tablettes en votre possession, vous pourrez voyager vers une nouvelle zone, et découvrir un nouveau continent. Attention cependant si vous aimez les longues et belles histoires. Dragon Quest VII Reimagined ne propose pas de véritable quête principale, mais plutôt diverses petites histoires racontées à travers chaque nouveau continent que nous visiterons. Attention cependant, petites histoires ne veut pas pour autant dire petites aventures. Chaque zone possèdera ses propres thèmes et chaque aventure reste intéressante, tantôt touchante, tantôt dramatique.

L’un des points négatifs du titre sera sans doute sa structure linéaire. Trouver des fragments de tablettes, explorer le nouveau continent, retrouver des fragments encore une fois, recommencer. Mais on se prend malgré tout assez vite dans les histoires de chaque zone. Honnêtement, une fois une histoire débutée, on a qu’une seule hâte, c’est de voir comment elle va se terminer et de passer à la suivante pour voir ce qu’elle nous réserve. D’autant plus qu’il y aura un paquet de fragments à retrouver, ces derniers étant au nombre de 71. Le titre comptant presque une vingtaine de tablettes à reconstituer.

Au revoir le pixel art, bonjour les poupées en 3D

Avec Dragon Quest VII Reimagined, Square Enix poursuit sa publication de remake de la série. Après un Dragon Quest III HD-2D Remake et un Dragon Quest I et II portant le même sous-titre, Dragon Quest VII Reimagined casse la lignée des jeux en pixel art. Ici nous retrouvons de la 3D d’une qualité surprenante. L’utilisation de poupées faites main pour reproduire les personnages peut surprendre, et pourtant le rendu est là. Et autant vous le dire et être honnête. J’étais sceptique au départ, et définitivement conquis dès les premières minutes.

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Outre cet aspect visuel de qualité et d’une grande finesse, la bande son n’est pas en reste, avec des morceaux de Kōichi Sugiyama, habitué de la série Dragon Quest. Ce dernier signe avec Dragon Quest VII Reimagined une des plus belles bandes son de la saga. Sur le plan technique, cette refonte de Dragon Quest VII est clairement irréprochable

Traverse la route et cherche ta vocation

Un des autres atouts de Dragon Quest VII Reimagined est son système de vocation qui a été retravaillé. Après quelques heures de jeu, vous débloquerez pour vos personnages un système de vocation, qui permet à ces derniers de changer de classe. Le titre propose 20 vocations différentes, sans compter celle de départ propre à chaque personnage.

Enfin, 20 vocations différentes oui, mais attention, certaines sont juste des fusions ou des améliorations des vocations de base. Comme le sage qui n’est autre qu’une amélioration du prêtre. Pour autant, beaucoup de classes auront leurs propres spécialités. Certaines pour l’attaque, d’autres pour la défense, d’autres encore pour la magie d’attaque ou de soin. Sans compter les classes de soutien avec des bonus ou celles qui au contraire tartinent les ennemis de divers malus. Il y a de quoi faire une équipe solide avec des atouts divers et variés.

Les vocations possèdent leurs propres jauges d’expérience et chaque niveau bonus débloquera de nouvelles techniques. Pour débloquer d’autres vocations il faudra parfois en maîtriser deux ou trois, ou même plus pour les dernières qui sont extrêmement fortes. Après quelques heures encore, vous aurez aussi droit au système de double vocation. Vous pourrez cumuler deux classes pour faire des combinaisons dévastatrices. Autant dire qu’on prend vite plaisir à rouler sur tout ce qui bouge.

Comme je vous le disais dans le titre, Dragon Quest VII Reimagined a rendu accessible une œuvre qui était parfois indigeste. Et ces améliorations ne s’arrêtent pas là. Le titre propose aussi divers paramètres pour gérer son aventure, notamment un multiplicateur de points d’expérience, d’argent ou de points de vocations.Pour les plus acharnés, ceux qui aiment le 100%, là encore le jeu possède de petits ajouts facilitant l’expérience. Le bestiaire indique dans quelles régions se trouvent les monstres qu’il vous manque, idem pour les mini-médailles. Les morceaux de tablettes servant à voyager nous seront aussi faciles d’accès grâce à un petit lutin qui apparaîtra dès le départ pour nous indiquer où aller.

Dragon Quest VII Reimagined est donc un titre très accessible, parfois trop pour certains. Le tout avec une réalisation impeccable, qui nous donne envie de plonger dans les aventures de nos héros. Ce passage à la 3D est plus que réussi et prouve encore une fois qu’un classique peut être réinventé pour s’ouvrir à une plus large audience.

Conclusion

Eneara, 33 ans, enchaîne les heures de jeux comme Goku enchaîne ses assiettes. Fan inconditionnel de Nintendo et Xbox (chacun ses défauts après tout !). Amateur de RPG/J-RPG et de jeux indé. J'ai dis que j'aimais les RPG ?