Preview – 1666: Amsterdam, bienvenue au Chatbat !
Cette preview a été réalisée avec une copie envoyée par l’éditeur sur PC.
1666 Amsterdam a été annoncé lors de la Summer Game Fest 2026. On vous l’avait présenté avec nos premières impressions suite à la démo que Panache Games avait proposée. L’early access étant désormais publiée sur Steam, nous nous permettons de revenir à la charge avec une preview cette fois bien plus complète de ce 1666: Amsterdam.
Avant de continuer, il est important de détailler le modèle de cet accès anticipé. Le jeu est actuellement au prix de 29,99€ et vous propose à l’heure actuelle l’équivalent d’une dizaine d’heures de jeu (c’est en tout cas ce qu’il nous a fallu pour en voir le bout). Panache Digital Games prévoit un développement en 4 grandes phases s’étalant sur environ un an, entrecoupées elles-mêmes de mises à jour mineures, principalement des corrections de bugs et d’optimisation (et le jeu en a bien besoin).
À l’heure où j’écris ces lignes, le jeu est en version 0.2.2, le chemin reste donc encore long et les modifications seront nombreuses d’ici la sortie de la version 1.0.

Histoires de sorcières.
1666 Amsterdam vous emmène dans les pas de Noa, une sorcière issue de la tribu des Zeindaris. Votre rôle en tant que Perceptrice sera de localiser les différents humains pourvus de pouvoirs surnaturels, appelés ici les Originels. Malheureusement, la force octroyée finit forcément par corrompre les âmes, et c’est ici que vous et votre magie rentrez en scène. Vous devrez donc traquer et mettre un terme au contrat qui relie votre peuple et les humains sélectionnés.
À l’issue de votre enquête, l’heureux élu ne voudra absolument pas se rendre et il laissera sa place à un Amalgame. Une sorte de créature démoniaque bien décidée à ne pas se laisser faire.
Pour organiser votre chasse en bonne et due forme, vous aurez besoin de découvrir la vraie identité, le sceau et la localisation exacte de votre future victime. Pour se faire, vous devrez mettre à profit vos talents d’enquêtrice, écouter les rumeurs de la ville ou vous rapprocher de certaines personnes qui vous apporteront les informations nécessaires.
Dans votre quête, vous serez accompagné de votre Bateratze. Arrêtons-nous une minute pour expliciter ce terme quelque peu sauvage au premier abord. Il s’agit d’un chat qui vous aura été assigné lors de la première cérémonie du jeu qui est appelé l’Union. Pour éviter tout spoil concernant le scénario, nous n’expliquerons pas les relations entre les différents protagonistes, sachez seulement que le chat se prénomme Aaron.
Embarquez votre balai et votre chat, et en route vers l’aventure !
Entre magie blanche et magie noire
Le gameplay de 1666 Amsterdam ne réinvente aucunement le concept, les combats s’enchaînent les uns après les autres. Nul besoin d’être un tacticien hors pair, il vous suffira d’esquiver et de spammer le bouton d’attaque.
Les ennemis basiques apparaîtront au fur et à mesure lors des phases d’attaques, une barre se remplira suivant vos victoires. Les renforts se feront de plus en plus pressants pour vous débouter. Lorsque la barre sera enfin remplie, vos ennemis vous considéreront comme trop puissante pour eux et ils décideront de prendre la fuite.
Puisque nous parlons des affrontements, nous nous devons de préciser un aspect du gameplay. La magie que vous possédez se divise en deux familles, le Lux et le Nux. La première, la magie blanche, vous permettra d’allumer des torches, d’enchanter des objets, ou encore de marcher sur l’eau par exemple. Quant à la seconde, elle s’apparente plus facilement à la magie noire, vous apportant puissance, chaos et destruction. Vous pourrez donc détruire une partie du décor, ou bien maitriser des ennemis qui ne vous auront pas détecté.
Ces deux ressources bien distinctes seront nécessaires pour concentrer vos pouvoirs et les utiliser à plus ou moins bon escient.
Qui de mieux placé pour vous aider dans votre collecte de pouvoir qu’Aaron d’ailleurs ? Il ne s’agira pas d’un CNJ (Chat Non Jouable ndlr), vous incarnerez le matou pour vous ouvrir des passages par les fenêtres, les toits. Il aura également la capacité de prendre possession de certains PNJ (ceux qui ont peur des chats), pour vous faciliter la tâche et vous permettre de vous fondre dans le décor.
Au-delà de ces petits coups de pattes, Aaron aura un rôle crucial dans votre quête des Originels. Il devra bondir sur vos cibles pour les griffer et ouvrir une brèche en elles pour vous permettre de les affronter.
1666 Amsterdam se dote d’un mécanisme qu’on pourrait qualifier de rogue-lite : si Noa venait à périr sous les coups de ses adversaires, les pouvoirs que vous avez découverts lors de votre chasse vous seront repris tant que vous ne les avez pas confirmés avec des points de compétences. Évidemment, cet achat ne sera possible qu’une fois l’Originel vaincu.
Si d’aventure la tâche se révélait trop ardue, vous reviendrez dans votre hub central, prêt à sélectionner d’autres pouvoirs. Vous souhaitez déchaîner les Enfers ? Rien ne vous empêchera de sélectionner plus de sortilèges à utiliser lors des phases de combats, de la lévitation des soldats à leur pétrification pure et simple. Vous préférez plutôt jouer de façon safe ? Vous pourrez augmenter la vitalité de Noa, pour ne citer que ces exemples.
N’oublions pas que la Collecte de Noa se déroule donc au XVIIème siècle, et nous allons voir que les similitudes avec notre époque ne sont pas si éloignées malheureusement…
Sorcières hier, femmes aujourd’hui
Le thème des sorcières ne date pas d’hier, et pour les plus jeunes, inutile de penser à Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom (désignée ici suite à ces takes transphobes au possible, mais nous ne referons pas son procès aujourd’hui).
Nous savons pertinemment que les chasses aux sorcières sont un reflet de la société patriarcale. La société sachant qu’elle ne peut pas contrôler des individus qui cherchent à sortir du carcan, elle a donc décidé de mettre de côté, voire même de harceler une partie de la population.
Les sorcières et le féminisme sont intrinsèquement liés. Si d’aventure vous avez déjà battu le pavé pour défendre vos/nos droits, vous avez peut-être déjà aperçu ce genre de panneau : « Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler« . L’histoire de la sorcellerie transcende les âges, même si les enjeux ne sont plus les mêmes.
Les sorcières ont toujours été persécutées dans l’Histoire, chassées puis brûlées vives. 1666 Amsterdam n’échappe pas à la règle. Noa devra se cacher de la foule pour progresser dans la ville, habillée avec une tenue de l’époque sous une forme plus respectable, dirons-nous.

Si vous apparaissez sous votre forme de sorcière, la foule vous craindra. Une jauge se remplira très rapidement. Si la barre est pleine, les soldats viendront à votre rencontre pour tenter de vous capturer. Nous avons d’ailleurs pour l’instant rencontré qu’un bestiaire très limité. Des massiers, des piquiers et les Originels qui vont avec. Voilà ce qui vous attend lors de vos affrontements.
Lorsque les démons sont neutralisés, les Zeindaris se réunissent à chaque pleine lune lors d’un Esbat (la réunion entre sorcières), pour recomposer le livre dénommé ici le Nuxefer. Chaque contrat achevé vous permettra d’acquérir des pages qui viendront alimenter le livre en question, pour permettre aux générations futures de comprendre leur destinée et de perpétrer la lignée des sorcières.
Conclusion
Le thème abordé par 1666 Amsterdam n’est selon moi pas anodin, malgré les quelques défauts présents. Cette preview reste basée sur une early access, donc bien évidemment que le jeu n’est pas parfait, mais nous espérons que Panache Digital Games saura prendre en compte les remontées des joueurs.
Oui nous avons constaté des bugs, oui les visages des PNJ ne sont pas des plus jolis, mais l’architecture de la Venise du Nord est authentique, avec ces bâtisses d’époque. Seul hic, il est difficile de faire la différence entre les différents quartiers de la ville.
Pendant vos pérégrinations, Noa et Aaron se révéleront des compagnons auxquels il est facile de s’attacher. La mécanique du chat n’étant absolument pas anecdotique, et puis on doit bien l’avouer, se dégourdir les pattounes dans la cité, nous permet aussi de découvrir un tout autre level design.
1666 Amsterdam trouve un autre écho entre sa thématique des chasses aux sorcières accompagnée de son fidèle chat noir et l’évolution sociétale que l’on ne peut que constater.
À l’heure où les droits durement acquis ont tendance à reculer, avec notamment la montée de l’extrême droite. Beaucoup de choses vont peut-être être amenées à changer et pas seulement en bien avec l’arrivée des présidentielles en 2027… Donc oui, nous ne cesserons jamais de dire qu’il est important de protéger, de parler de toutes les minorités par tous les moyens, et cela passe aussi par le jeu vidéo.
Degré d’attente
Prometteur









Publier un commentaire